Je ne sais pas pour vous, mais parfois, j’ai cette envie soudaine de changement. Un besoin de casser la routine, de m’exprimer autrement. C’est arrivé un dimanche pluvieux, alors que je feuilletais un vieux carnet de croquis d’Éléa. Elle m’avait dessiné avec des cheveux bleus turquoise. Quand je lui ai demandé pourquoi, elle m’a répondu très sérieusement : “Parce que ça t’irait trop bien, maman, tu serais une sirène.”
Je ne suis pas devenue une sirène (pas encore), mais cette idée m’a trotté dans la tête pendant plusieurs jours. Et c’est comme ça que j’ai découvert Crazy Color, une marque de colorations semi-permanentes qui permet de tester des couleurs folles… sans engagement à vie. Depuis, j’ai essayé trois teintes différentes, j’ai vu mes amies oser le vert menthe et le lilas givré, et je peux vous dire une chose : changer de couleur peut tout changer. Et surtout, ça fait du bien.
Crazy Color : la coloration capillaire semi-permanente qui ose tout
Crazy Color, c’est un peu l’icône des colorations délurées. La marque a été créée en Angleterre dans les années 70 – autant dire que le fluo et les esprits libres, ça les connaît.
Leur particularité ? Ce sont des colorations sans ammoniaque, ni peroxyde, donc plutôt douces pour la fibre capillaire. Ce qui ne les empêche pas d’être ultra pigmentées. Elles tiennent en moyenne 2 à 4 semaines, selon l’entretien, et s’estompent progressivement.
Et surtout, elles proposent une palette de plus de 40 teintes, allant du rose pastel au bleu néon, en passant par le jaune citron ou le gris acier. C’est un peu comme une boîte de feutres Stabilo, version cheveux.
Pourquoi oser une couleur de cheveux insolite ?
J’ai longtemps pensé que les cheveux flashy, c’était pour les ados rebelles ou les artistes excentriques. Et puis un jour, j’ai compris que c’était surtout une question d’envie. De fun. De liberté.
Changer de couleur, ce n’est pas forcément vouloir tout révolutionner. C’est parfois juste s’offrir un petit coup de boost, une dose de confiance inattendue, ou une manière de dire au monde : “Je m’amuse, et alors ?”
Et je vous assure que marcher dans la rue avec une crinière violette, un jour où on se sentait invisible, ça a quelque chose de magique. On vous regarde différemment. Et vous vous regardez différemment, aussi.
Comment choisir la bonne teinte Crazy Color selon sa carnation et sa personnalité
Bon, avant de foncer tête baissée sur le “Canary Yellow” (si, si, ça existe), quelques points à prendre en compte.
Choisir selon sa couleur de peau
Je vous mets ici un petit tableau simplifié pour repérer ce qui pourrait fonctionner avec votre carnation. Évidemment, aucune règle n’est figée : ce qui compte, c’est ce que vous avez envie d’exprimer.
| Type de peau | Teintes Crazy Color recommandées | Effet recherché |
|---|---|---|
| Claire rosée | Lavande, Baby Pink, Silver, Lime Twist | Douceur, pastel poétique |
| Claire dorée | Coral Red, Orange, Capri Blue | Contraste doux et solaire |
| Mate | Cyclamen, Burgundy, Fire, Emerald Green | Chaleur vibrante |
| Foncée / ébène | Peacock Blue, Purple, Bordeaux, Neon Pink | Profondeur et éclat intense |
Et puis il y a le facteur style. Vous êtes plutôt bohème ? Essayez les teintes lavande ou pêche. Vous avez un look urbain chic ? Le gris perlé ou le noir bleuté feront leur petit effet. Vous êtes rock’n’roll dans l’âme ? Foncez sur le rouge sang ou le vert émeraude.

Préparer ses cheveux avant la coloration : étape cruciale
Alors là, je vous arrête tout de suite : Crazy Color fonctionne mieux sur cheveux clairs. Si vous avez une base foncée (comme moi), il faudra d’abord passer par la case décoloration. Oui, même pour un violet pastel. Sinon, la couleur ne prendra pas, ou donnera juste un reflet discret.
Personnellement, j’ai opté pour un ombré light, histoire de ne pas trop abîmer mes longueurs. Et surtout, j’ai intensifié les soins plusieurs semaines avant. Un bon masque nourrissant une fois par semaine, et une huile protectrice après chaque lavage. Et vous savez quoi ? Mes cheveux ne se sont jamais aussi bien portés.
Petit rappel utile :
- Pas de décoloration la veille d’un évènement
- Toujours faire un test mèche si vous êtes sensible
- Et surtout… assumez le processus. Ce n’est pas parfait, mais c’est vivant.
Application d’une coloration Crazy Color à la maison
La première fois que j’ai essayé, j’étais un peu fébrile. Peur d’en mettre partout, peur de louper. Finalement ? C’était plus simple qu’une coloration classique. Voici ma routine pas-à-pas :
- Je lave mes cheveux avec un shampoing clarifiant, sans soin derrière.
- Je les sèche à 80 % : encore un peu humides, mais pas trempés.
- J’enfile un vieux t-shirt et mes gants en plastique (indispensable !).
- Je dépose la couleur mèche par mèche avec un pinceau plat (ou les doigts, soyons honnêtes).
- Je laisse poser 25 à 40 minutes. Plus on laisse, plus c’est intense.
- Je rince à l’eau froide. Pas de shampoing, juste un après-shampoing si besoin.
- J’admire le résultat et je poste une photo floue sur Instagram (ou pas).
C’est un moment rien qu’à soi. Comme une petite fête dans la salle de bain.
Entretien de la couleur : faire durer le plaisir
La couleur est là, éclatante. Et maintenant ? Il faut la chouchouter un minimum pour qu’elle reste belle plusieurs semaines.
Voici ce que j’ai appris (souvent à mes dépens) :
- Lavez vos cheveux à l’eau froide, toujours. L’eau chaude fait fuir les pigments.
- Utilisez des shampoings doux sans sulfate, sinon la couleur dégage en trois shampoings.
- Espacez les lavages. Le shampoing sec est votre nouveau meilleur ami.
- Misez sur les soins repigmentants ou les masques teintés (certains peuvent même raviver la couleur).
- Et surtout, acceptez que la couleur évolue. Elle va se délaver, parfois joliment. Et c’est ok.
Perso, j’adore ce moment où mon violet devient lilas doux, puis presque blond rosé. C’est comme une transition de saisons dans mes cheveux.
Mes teintes Crazy Color préférées (et pourquoi je les recommande)
J’en ai testé cinq jusqu’à présent, et voici mes coups de cœur – avec les raisons du cœur ET de la tête.
| Teinte Crazy Color | Pourquoi je l’adore | Tenue moyenne |
|---|---|---|
| Cyclamen | Un rose framboise intense, lumineux sans être trop flashy | 3 semaines |
| Lavender | Parfait pour un look doux, romantique | 2-3 semaines |
| Peacock Blue | Ultra pigmenté, un bleu sirène magnifique | 4 semaines |
| Fire | Le rouge des confidentes. Il ne passe pas inaperçu ! | 3-4 semaines |
| Silver | Très classe, un peu capricieuse sur les racines | 2 semaines |
Le secret ? Tester sans pression. Une couleur ne vous plaît pas ? Elle s’en ira. Une autre vous tente ? Lancez-vous. Ce n’est pas un mariage, c’est une expérience.
Est-ce que Crazy Color est fait pour vous ?
Si vous aimez les choses un peu différentes, si vous avez envie de nouveauté, si vous avez besoin de vous reconnecter à une facette de vous un peu oubliée, alors oui.
Ce n’est pas réservé aux “excentriques”. C’est pour toutes celles qui, un jour, ont eu envie de voir une autre version d’elles-mêmes dans le miroir. Et qui n’attendent plus l’autorisation de qui que ce soit pour se faire plaisir.
FAQ spéciale Crazy Color pour les débutantes
Est-ce que ça abîme les cheveux ?
La coloration elle-même est douce. Mais la décoloration, oui, peut sensibiliser. Donc, on soigne avant, pendant, après.
Est-ce que ça part complètement ?
Oui, mais parfois des reflets restent. Selon votre base, cela peut mettre 2 à 6 semaines à disparaître totalement.
Peut-on l’utiliser sur cheveux foncés ?
Vous pouvez… mais le rendu sera très discret, presque invisible sur du brun foncé. Décolorer légèrement permet de révéler la vraie teinte.
Est-ce compatible avec une grossesse ?
Crazy Color ne contient ni ammoniaque ni peroxyde. Mais par précaution, demandez l’avis de votre professionnel de santé.
Quelle est la teinte la plus facile à porter ?
Sans hésiter : Lavender ou Burgundy. Ce sont des valeurs sûres, élégantes, qui s’estompent joliment.
Et vous, si vous pouviez colorer vos cheveux d’une teinte complètement folle, là, maintenant, sans conséquence… Quelle couleur choisiriez-vous ?
Moi, je garde l’idée d’un bleu glacier pour l’hiver prochain. Peut-être qu’un jour, Jules me dessinera en licorne. Et je me dirai : pourquoi pas ?























